lundi 1 avril 2013

En mars, mon petit coeur a battu pour...

J'inaugure aujourd'hui, en ce dernier week-end du joli mois de mars, une rubrique qui pointera le bout de son nez sur le blog... à chaque fin de mois. Comme je ne suis qu'amour, vous le savez, je ne vous parlerai que de ce qui a fait battre mon coeur, plus ou moins très très fort.


Attention, je vous rappelle que les résultats vont être donnés dans un ordre totalement aléatoire.
Tête de suspens.








▪ La bande-annonce de L'écume des jours

Rares sont les films que j'ai envie de voir dès que j'apprends qu'ils vont être tournés. J'attends généralement au moins une bande-annonce. Et rares sont les bandes-annonces qui viennent te bouleverser à ce point. L'Ecume des jours et sa bande-annonce sont de ceux-là. Dès l'annonce de son casting quatre étoiles, réunissant les acteurs français peut-être les plus "bankable" du moment, j'ai bien compris que ce film était parti pour être l'un des plus attendus de l'année 2013. Michel Gondry relève ici un sacré défi. Retranscrire la moindre parcelle de poésie, de magie et d'émotion du chef-d'oeuvre de Boris Vian. Et la bande-annonce vient confirmer l'impatience que moi, comme bien d'autres, avons d'enfin découvrir le film, que certains critiques annoncent déjà comme le film français de l'année. Je vous laisse découvrir ce bijou, et vous laisse vous faire transporter par la déclaration d'amour de Woodkid (dont je vous parle plus loin dans cet article), avec I love you, qui donne à ces deux minutes une dimension toute particulière. Rendez-vous le 24 avril au cinéma.
"On a toute la vie pour réussir..."



▪ Populaire, de Régis Roinsard

L'autre jour, j'ai enfin pu voir le dernier film dans lequel joue ce cher Romain Duris, "Populaire", le tout premier long-métrage de Régis Roinsard, sorti fin 2012. Le pari est osé : parvenir à mener jusqu'au bout une histoire dont le thème n'a semble-t-il pas grand chose de passionnant, la dactylographie. L'héroïne de cette sympathique comédie romantique à l'américaine n'est autre que la talentueuse Deborah François (vous la connaissez forcément ! Si je vous dis "Le premier jour du reste de ta vie" ou encore "Tribulations d'une caissière" ?) qui incarne à merveille le personnage de la petite provinciale souhaitant s'émanciper en devenant secrétaire, le rêve de n'importe quelle jeune fille de l'époque (être secrétaire c'est moderne, nous dit-elle). Sa rencontre avec Louis Echard, incarné par Romain Duris, patron d'un cabinet d'assurances, est à l'image du film. Originale. Avec Populaire, on est surpris de bout en bout. Le duo Déborah/Romain fonctionne parfaitement, et les seconds rôles (Berenice Bejo, ravissante, Nicolas Bedos ou encore Mélanie Bernier, pour ne citer qu'eux) apportent un charme supplémentaire au film. On est réellement transportés dans une autre époque, et même si ce n'est certainement pas le film marquant de 2012, il mérite d'être vu. Longue carrière à Régis Roinsard, qui nous prouve ici qu'on peut être débutant ET extrêmement pointu. 

▪ Into the wild, cent ans après tout le monde

Into the wild, je connais. Mais je ne suis jamais parvenue au bout. Ni du film, ni du livre. Je n'ai jamais pris le temps de me poser réellement afin de pouvoir apprécier du début à la fin. Alors quand ma meilleure amie m'a proposé de le voir, même si le même soir était diffusé Les Petits mouchoirs sur M6, je n'ai pas hésité, j'ai dit OUI. Je me suis posé énormément de questions, pendant et après le film. Je connaissais la fin, pour avoir lu le livre (même si je ne l'ai pas lu en intégralité) donc j'aurais dû ne pas être surprise. Et pourtant, même avec ça, je me demandais parfois si Chris n'allait pas finir par retrouver tous ces gens qu'il avait croisé en chemin, qui l'avaient soutenu et surtout aimé. Il est impossible de voir Into the wild sans distinguer un avant et un après. On ne ressort pas indemne d'un visionnage de ce film. C'est bien pour ça que je pense qu'il vaut mieux le regarder une fois seulement, tant il est porteur de sens. Je n'aurais pas grand chose à rajouter si ce n'est : voyez-le. Réfléchissez. Accrochez-vous. Le tout en écoutant cette chanson extraite de la BO :











▪ Le premier album de Woodkid

Woodkid, vous ne pouvez pas ne pas le connaître. C'est l'artiste "trop hype" du moment. Je le sais, et je le regrette, je suis du genre à tout connaître après tout le monde. Woodkid, je l'ai découvert il y a très peu de temps, grâce à Florian, finaliste de la Nouvelle Star (cf plus loin dans cet article) et pour tout vous dire, je ne comprends pas comment j'ai pu passer à côté avant ça, tant j'ai réalisé à l'écoute de son incroyable premier album, "The Golden Age", que tout ce qu'il faisait correspondait à ce que je recherchais dans la musique. Alors oui, beaucoup risquent de me dire que Woodkid, ce n'est qu'un phénomène de mode, un mec qui cultive le mystère sur sa personnalité et dont la musique nous lassera bien vite. Mais moi, j'ai la certitude que non. Cet homme apporte un souffle nouveau à la musique, non pas grâce à sa voix, mais plutôt grâce à son univers entier, la noirceur de ses clips, ses nombreux musiciens qui donnent à chacun de ses morceaux une dimension mystique, et bien évidemment les thèmes qu'il aborde, notamment le passage de l'enfance à l'âge adulte, fil conducteur de ce premier opus qui, plus que l'album de l'année, est certainement celui de la décennie.

▪ Le premier single de Gaël Faure


Vous l'aurez compris, les télé-crochets, c'est un peu ma vie. Le number one in my heart forever, c'est la Nouvelle Star. J'avais neuf ans lorsque j'ai commencé à suivre l'émission, l'année de la victoire de Christophe Willem. Et cette année là, j'avais un chouchou (oui, j'appelais encore mes candidats favoris comme ça à l'époque, mais rappelez-vous, J'AVAIS 9 ANS), du nom de... Gaël Faure, ouuuui, bravo ! 18 ans, une bonne tête de beau gosse, et une jolie voix par-dessus le marché mais pas sûre que c'est ce qui m'intéressait le plus. Et aujourd'hui, sept ans après, j'ai bien grandi, et Gaël aussi ! Le jeune homme a désormais 25 ans, et il a bien fait de prendre son temps. Il nous offre un très joli titre intitulé "On dirait l'Islande", pour lequel a collaboré Tété, servi par un clip incroyable, rappelant les paysages d'Into the Wild (voyez comme tout dans cet article est relié !). Son Islande à lui, c'est l'Ardèche, ses volcans éteints, ses rochers, ses rivières et ses champs. Un titre qui ne s'écoute sans ce clip, indispensable, et Dieu sait que de nos jours, rares sont les clips musicaux qui marquent les esprits, et permettent de faire le lien avec la chanson. Une chose est sûre : vous avez tout intérêt à le suivre cette année. Retenez bien son nom : Gaël Faure. Rendez-vous très bientôt pour la sortie de son premier album qui promet d'être grandiose.

▪ Florian, finaliste de la Nouvelle Star dernière du nom

Je suis sûre que vous n'en pouvez plus, que vous vous demandez pourquoi je vous parle ENCORE d'un mec qui a fait la Nouvelle Star... Oui mais je vous l'ai dit, cette émission, ça représente sept ans de ma vie, c'est quand même pas rien. Et, étant issue d'une famille qui n'a jamais vraiment écouté de musique (oui oui, ça existe, malheureusement...), toute la base de ma culture musicale est venue de là, et la plupart des jeunes artistes que je suis aujourd'hui sont issus de ce télé-crochet. La preuve avec le dernier en date : Florian, ce "jeune hibou qui perd ses plumes dans ce monde de brutes", comme il se décrit lui-même. Il n'a pas été mon premier coup de coeur cette saison. Je l'appréciais, mais j'avais du mal à le cerner, à comprendre réellement son univers et sa démarche artistique. Il faut dire que je n'ai pas suivi la Nouvelle Star depuis les castings, cette année. J'ai pris en cours de route, à la veille des primes, et tous mes avis se sont retrouvés un peu bouleversés. Florian, je l'ai d'abord apprécié, avec cette version si originale du "Video Games" de Lana del Rey. Puis, il est venu me chercher avec sa reprise du titre "Holidays" de Polnareff. C'était la première fois que j'entendais quelqu'un me raconter aussi sincèrement une histoire. Il ne chantait pas la chanson, il la vivait. Et ce coup de coeur s'est confirmé, à diverses reprises, comme ces soirs où il nous a interprété "Le Pont Mirabeau", "La chanson de Prévert", ou encore "Un homme heureux". De grands moments de musique, servis par ce fabuleux interprète qu'est Florian, peu avide de célébrité, qui suivra un beau chemin musical, sans pour autant être réellement médiatisé un jour.

Et vous, en mars, il a battu pour qui votre petit coeur ?



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