Affichage des articles dont le libellé est Pas contente. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pas contente. Afficher tous les articles

samedi 14 décembre 2013

Le premier prime le plus WTF de l'histoire de la Nouvelle Star : décryptage


Jeudi avait lieu le premier prime de la promo Nouvelle Star 2014. Seize candidats, six garçons et dix filles, se produisaient pour la première fois en direct de l'Arche Saint-Germain. La règle était en apparence plutôt simple : les seize chanteurs avaient été répartis en quatre groupes de quatre (jusque là tout va bien) qui se produisaient devant le jury et ne découvraient leurs couleurs (du bleu ou du rouge, rien ne change de ce côté-là) qu'à la fin des quatre prestations. Le candidat ayant obtenu le plus de rouges était éliminé sur le champ. Comme ça, paf, d'un coup. En cas d'égalité parfaite entre plusieurs candidats, le jury disposait de trente secondes pour choisir celui qui ne poursuivrait pas l'aventure. En fin d'émission, c'était au public de voter et de décider de renvoyer chez elle une personne parmi les douze rescapées. Nous étions prévenus, la règle était fixée. Mais j'ai quand même envie de râler. Parce que, fidèle téléspectatrice de Nouvelle Star que je suis, j'ai assisté au premier prime le plus WTF de tous les temps. J'ai donc pris mon courage à deux mains et décrypté pour vous ce premier direct. Attention, il s'agit là d'un avis strictement personnel et en aucun cas mon point de vue n'est meilleur qu'un autre.

Comme d'autres, j'aurais très bien pu me contenter d'analyser les prestations de chaque candidat et pointer du doigt le moindre défaut. Mais je ne le ferai pas, pour la simple et bonne raison que ces derniers sont loin d'être les coupables de ce carnage. Je rejetterais plutôt la faute sur la production. Choisir de sélectionner seize candidats pour les directs, c'est chouette. Parler de "promotion la plus intéressante des dix saisons de la Nouvelle Star", ça l'est encore plus. C'est bien, ça tient en haleine le téléspectateur. Mais alors POURQUOI décider d'en éliminer cinq dès le premier prime ? En regardant l'émission jeudi soir, j'ai eu l'impression de me retrouver devant les battles de The Voice. Même schéma, même étrange sentiment de violence. Répartition des groupes inégale, choix de chansons défavorisant clairement certains candidats ou à l'inverse, des participants mis en avant de façon évidente, voilà à quoi pourrait se résumer ce premier direct.


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Si l'on s'en tient à la règle sans chercher à se préoccuper du reste, le verdict est juste. Les jurés ont fait le boulot qui leur était demandé, le public a éliminé une candidate qui avait obtenu du rouge : à priori, ce sont bien les onze meilleurs candidats qui ont été sauvés. Mais à y regarder de plus près, il est évident que quelque chose ne tournait pas rond sur le plateau jeudi soir. C'est Yseult qui a ouvert le bal avec une version explosive de Papaoutai. Sur la toile, son passage a fait grand bruit : on adore, on déteste, mais impossible de rester indifférent. Après une telle entrée en matière, difficile pour les autres candidats du premier groupe de s'imposer. Mehdi et Pauline se sont laissés dominer par l'orchestre. Marc, lui, était donné perdant avant même le début de sa prestation. Le titre qui lui était imposé, J'en rêve encore, ne laissait rien présager de bon. Impossible de rivaliser face à Paint in black ou Need you tonight. C'est sans surprise que le jeune homme de 21 ans, dont c'était ce soir-là "la première scène", a quitté l'aventure sur trois rouges du jury et une cinglante remarque de Sinclair quant à son "manque de charisme".

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Le deuxième groupe, composé de Claudia, Alvaro, Léopoldine et Laura n'a semble-t-il pas convaincu le jury. Seule Claudia, qui fêtait ses 17 ans en interprétant I Know de Irma, est repartie auréolée de quatre bleus. Tout l'inverse pour Laura dont la version d'Epaule Tatoo de Daho a laissé le jury de marbre. A l'instar de Marc, tous les éléments semblaient être contre la jeune fille ce soir-là. Mais elle n'a pas été la seule à recevoir des critiques négatives de la part du jury. "Trop lisse", "envahi par la peur", telles sont les remarques qu'a reçu Alvaro au sujet de sa prestation sur Perfect day de Lou Reed. Verdict : deux rouges et deux bleus pour celui qu'on surnomme désormais "Frère Alvaro". Mais quand je vous parle de WTF, le vrai de vrai, c'est le cas Léopoldine. Cette dernière avait pour mission de réinventer totalement Dieu m'a donné la foi d'Ophélie Winter et malgré un début prometteur, elle a, à mon sens, foncé droit dans le mur en enchaînant fausses notes et mimiques on ne peut plus pénibles à regarder. Sinclair grimaçait, Manoukian semblait en redemander. Le jury l'a pourtant qualifiée en ne lui attribuant qu'un seul rouge et c'est donc Laura qui s'est vue éliminée. "Partir sur quatre rouges, c'est violent, je ne pensais pas avoir été si nulle", n'a-t-elle eu de cesse de répéter par la suite.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

C'est Mathieu qui a ouvert la marche du troisième groupe dont les trois autres membres étaient Julie, Ezra et Sirine. Avec son interprétation de Revolution des Beatles, le farfadet, comme l'avait surnommé Manoukian lors de son audition parisienne, a livré "une des plus jolies prestations de la soirée" selon le jury. Je partage l'avis des jurés : Mathieu est de ces chanteurs qui font du bien. Une juste dose d'humour, un éternel sourire et de grands yeux bleus qui brillent, le tout accompagné d'une voix incroyablement maîtrisée. Le genre de personne qui donne l'impression que chanter si joliment, c'est super facile et qu'il suffit d'ouvrir la bouche pour y parvenir. Alors évidemment, passer après une telle performance s'est avéré quelque peu délicat pour les autres. Julie interprétait Love Song de Vanessa Paradis, et non seulement la chanson ne lui collait absolument pas à la peau mais en plus de cela, la demoiselle s'est vue attribuer une chorégraphie à la limite du ridicule qui lui a valu un maladroit "s'amuser à jouer le sex-appeal, s'amuser à jouer la musique sexy, c'est très risqué" de la part de Sinclair. Mais le candidat que j'attendais le plus jeudi soir, c'était Ezra, le "garçon de la montagne" qui chantait Wake me up d'Aloe Blacc. Une "prestation ratée". Voilà ce qu'on a pu lire sur Twitter après son passage. Alors certes, il a semble-t-il raté son entrée et a chanté le premier couplet en décalé avec l'orchestre. De plus, comme l'a mentionné Olivier Bas, son regard semblait perdu pendant la moitié de la prestation. Mais après avoir réécouté son passage plusieurs fois en tentant de déceler d'énormes faux pas qui auraient pu me faire dire la même chose que les autres, je ne comprends toujours pas. A partir du moment où Ezra s'est lâché, j'ai trouvé cette prestation tout à fait honnête et convaincante et non, ce n'était pas si catastrophique que ça. Enfin, c'est Sirine qui a fermé ce troisième groupe sur une interprétation de Comme un boomerang de Gainsbourg. Une prestation qui a ravi le jury et le public. Et bien qu'elle ne m'ait pas transportée, il m'est impossible de nier que la jeune fille de 19 ans a une voix incroyable. Sans grande surprise, c'est donc Ezra qui a quitté l'aventure sur un verdict mitigé : deux rouges et deux bleus qui, contrairement à ceux d'Alvaro, ne lui auront pas permis de revenir la semaine suivante.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Le dernier groupe, composé d'Hugo, Kim, Chehinaze et Dana, m'a laissée plutôt indifférente quant au niveau de leurs prestations. Mais là où je me suis beaucoup interrogée, c'est en ce qui concerne les choix des chansons. La sécurité a été offerte à Kim : son interprétation de Sympathique de Pink Martini était jolie. D'une banalité sans nom, mais jolie. Dana, elle, a confirmé son statut de petite protégée de la production. Encensée par Maurane pour son interprétation de People help the people qui se devait être "très différente de celle de Birdy" et qui était en réalité la même en tous points, la jeune femme a livré une jolie performance vocale. Mais impossible de ne pas constater qu'elle a été la seule à bénéficier d'un titre qui la servait aussi bien. Une balade à voix, ce que préfère la ménagère. La production a bien réussi son coup. Hugo, lui, a joué au show-man sur Treasure de Bruno Mars. Une jolie réussite qui ne m'a pourtant pas captivée. Quant à Chehinaze, son titre imposé était On ira, de Zaz. Oh quelle surprise ! Pourquoi chercher à jouer sur les similitudes qu'ont les voix de la chanteuse et de la candidate alors que cette dernière aurait pu se servir de ce prime pour se détacher de cette étiquette de "Zaz avec l'accent" ? Malgré une pluie de bleus pour les quatre concurrents, c'est elle qui a quitté l'aventure après concertation du jury. En fin d'émission, c'est le public qui a tranché et qui a décidé d'éliminer Julie.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Je me suis sentie mal devant ce prime car j'y ai retrouvé tout ce que je ne supporte pas dans les télé-crochets actuels. Ce concept du "candidat kleenex", celui à qui on lance des fleurs des semaines durant et qu'on jette dès que l'occasion se présente m'attriste profondément. Ce que j'appréciais dans la Nouvelle Star, c'était cette façon que l'on avait de juger les candidats sur un parcours entier et non sur l'instant. Nombre de candidats ont livré des prestations peu convaincantes et ont pourtant pu accéder aux plus hautes marches de l'émission car plutôt que de se concentrer sur UNE erreur qu'il avait pu commettre, on regardait son parcours sur la longueur. Et surtout, la Nouvelle Star est réputée pour mettre en avant l'univers d'un artiste plutôt que sa performance vocale. Avant le début du théâtre, Sinclair disait que le jury avait casté "beaucoup de gens qui savaient déjà dans quoi ils étaient bons". Alors à quoi bon attribuer à ces jeunes artistes qui connaissent déjà leur univers des titres avec lesquels on sait qu'ils ne seront pas à la hauteur ? De plus, la rapidité des éliminations a fortement déconcerté les candidats, cela s'est nettement ressenti. Je me demande encore pourquoi avoir choisi d'envoyer seize personnes sur les directs si c'est pour en éliminer autant si promptement.

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Vous l'aurez compris, s'il y a bien une élimination qui m'a réellement attristée, c'est celle d'Ezra, car je sais pertinemment qu'il était loin d'avoir démontré tout son potentiel et que nous aurions pu découvrir de très jolies choses de sa part les semaines suivantes. Mais retenez bien son nom car le petit n'a pas fini de faire parler de lui.

Je suis terriblement déçue par ce premier prime et c'est sans doute avec une pointe d'amertume que je regarderai le prochain... Mais après tout, mon avis n'est peut-être pas partagé. Qu'avez-vous pensé de ce premier direct ? Quelles éliminations vous ont déçu ? Quelles prestations retiendrez-vous ?
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un billet sur le deuxième prime. D'ici là, je continuerai de vous poster mes comptes-rendus du Festival de Sarlat.
A bientôt !

vendredi 12 avril 2013

The Voice : des battles, pas de surprise


Avec un peu de retard, voici mon bilan de ces quatre semaines de battles.
(cet article est basé sur un avis strictement personnel, n'hésitez pas à me partager le votre)

Tout d'abord, rappelez-vous, je vous disais ici être plutôt déçue de la volonté de TF1 de toujours chercher à en faire plus, en faisant durer leurs phases de sélection dix semaines au total, soit six semaines d'auditions à l'aveugle et quatre semaines de battles. Lors de la première phase de sélection, Jenifer, Bertignac, Garou et Pagny avaient sélectionné 64 talents qui se sont affrontés sur le ring. Cette année, la règle avait quelque peu changé : chaque coach possédait deux jokers lui permettant de récupérer dans son équipe un talent qui n'aurait pas été sauvé. 40 talents se produiront donc dès samedi prochain sur les grands shows en direct. Et devinez quoi ? A l'issue de ces deux premiers primes, chaque équipe se verra amputée de six membres (oui oui, j'ai bien dit amputée) (parce que ça va être vraiment affreux). Une vraie boucherie. Le bordel. CLAP CLAP CLAP TF1.

Claire et Laura Chab' s'affrontaient sur "Jacques a dit"

Autant annoncer directement la couleur : JE SUIS DÉÇUE DE CES BATTLES. Et ce pour plusieurs raisons. Premièrement, le niveau était bien plus faible qu'aux auditions à l'aveugle. Même Olympe, le plus grand favori, qui m'avait bouleversée lors de son audition, ne m'a fait aucun effet. Et puis, je m'attendais à des surprises. Des duels qui sortent vraiment du lot. Des talents passés un peu à la trappe médiatiquement parlant lors des auditions qui se seraient révélés. Mais non. Que nenni. Le résultat de chaque battle était largement prévisible. A tel point qu'il nous suffisait presque de regarder le nombre de followers de chaque candidat pour connaître le vainqueur. On en venait à douter, à hésiter lors de certains duels. Mais le favori gagnait toujours. Prenons l'exemple le plus frappant : Jenifer avait choisi d'opposer ses deux plus jeunes talents, Claire et Laura Chab', 16 ans toutes les deux, sur un titre de Christophe Willem, "Jacques a dit". Lorsque Nikos a consulté les trois autres coachs afin de savoir ce qu'ils auraient fait s'ils s'étaient trouvés dans la position de Jenifer, tous ont répondu qu'ils auraient choisi de sauver Claire. Il faut dire que Laura possède une voix très particulière et qu'elle semble chercher à se fabriquer un accent on ne peut plus étrange lorsqu'elle chante en français. Claire était donc largement au-dessus, mais contre l'avis de ses camarades, Jenifer a choisi de poursuivre avec Laura. Un choix que l'on pouvait deviner d'avance en sachant à quel point cette dernière avait été mise en avant lors de son audition.

Florent Torres remporte sa battle face à Fanny

Les choix de chansons ont certainement desservi plusieurs candidats. Fanny, 19 ans, dans l'équipe de Jenifer, était opposée à Florent Torres, sur un titre de Grégory Lemarchal. Loin de sa tonalité, la jeune fille s'est noyée dans ce difficile morceau, laissant son adversaire s'imposer très largement, sans pour autant que sa prestation soit une vraie réussite. Le même soir, Florent Pagny opposait dans son équipe deux puissantes voix masculines, celles de Nuno et Quentin. Ce dernier ne semblait pas évoluer dans son univers en interprétant "The Show Must Go On" contrairement à son adversaire qui a, sans surprise, remporté son ticket pour les directs.

Sophie Tapie affrontait Lord Bitum sur le ring

A mes yeux, ce fonctionnement par battles est clairement injuste. Certains duels sont si difficiles à départager que l'on voit partir des candidats qui auraient eu leur place sur les primes à la place d'autres qui ont complètement raté leur prestation, mais sont sauvés car leur adversaire a été encore plus mauvais. Je pense ici à Caroline Rose, sauvée par Florent Pagny alors qu'elle affrontait Joséphina sur "La Foule". Un massacre. De même pour Sophie Tapie, fille de Bernard, qui a enchaîné les notes horriblement fausses sur "Love the way you lie", mais qui ne pouvait qu'être sauvée face au rappeur Lord Bitum - qui avait pourtant apporté une originalité à la chanson en traduisant la partie d'Eminem en français, mais avait cependant livré une prestation vocale très peu convaincante et loin du niveau attendu par une telle émission. A côté de ça, des artistes qui auraient pu apporter quelque chose de très intéressant au télé-crochet ont été éliminés aux portes des lives. Matskat, son sourire, son violon et sa fraîcheur manqueront certainement aux téléspectateurs.

Un duo plus qu'un duel entre Emmanuel Djob et Ralf Hartmann
Et que dire de l'élimination de Ralf Hartmann, qui, avec Emmanuel Djob, a livré, plus qu'une battle, un duo des plus impressionnants ! Lui méritait sans aucun doute le repêchage. TRISTESSE ET RAGE DANS MON COEUR.

La phase des battles est donc celle que j'apprécie le moins de par son manque de justesse. Cette année encore plus que l'année dernière, à cause de cette nouvelle règle du "vol de talent" qui permet à 40 candidats de participer aux lives, un nombre démesuré lorsque l'on sait qu'ils ne seront plus que 16 d'ici deux semaines. Dix semaines d'auditions pour six primes en direct. Je le répète et je risque de le faire jusqu'à la fin : The Voice a la folie des grandeurs, et cela m'attriste fortement. Je vous préviens, je serai en larmes lors du prime de samedi soir. Douze talents éliminés d'un seul coup, c'est un choc bien trop fort pour mon petit coeur.

On se donne rendez-vous dans deux semaines pour la suite !
Bisous plein d'amour d'un bisounours attristé.

vendredi 15 mars 2013

Mon modeste avis sur des films plus ou moins captivants

Comme vous ne le savez peut-être pas, je suis en première. Plus précisément en première littéraire option cinéma-audiovisuel. Tout un programme. Et cette année, dans le cadre de notre option, nous avons eu la chance d'être la seule classe sélectionnée pour participer au prix Jean Renoir, ce qui nous a permis d'aller au cinéma (gratuitement, il faut le dire, et ça c'est plutôt chouette) visionner huit films, plus ou moins connus du grand public, mais tous sortis récemment et nominés dans bon nombre de festivals : "La Vierge, les coptes et moi" de Namir Abdel Messeeh, "Camille redouble" de Noémie Lvovsky, "César doit mourir" de Paolo et Vittorio Taviani, "Rengaine" de Rachid Djaïdani, "Foxfire" de Laurent Cantet, "La Parade" de Srdjan Dragojevic, "Elefante blanco" de Pablo Trapero et "Hiver Nomade" de Manuel von Stürler. Deux élèves de la classe ont été sélectionnées pour partir à Paris élire le film que nous aurons plébiscité.

Malheureusement, j'étais absente lors du visionnage de Camille redouble, que je tenais pourtant à voir absolument (surtout pour voir s'il méritait réellement ses treize nominations aux César, je l'avoue). J'avais volontairement choisi de ne regarder ni bandes-annonces ni critiques afin de pouvoir me faire mon propre avis. Voici donc ce que j'ai retenu et pensé des sept autres films en compétition dans ce concours.



1) "La Vierge, les coptes et moi", du jeune réalisateur franco-égyptien Namir Abdel Messeeh, qui signe ici son premier long-métrage, est un docu-fiction dans lequel nous suivons Namir dans la construction de son film : de la soirée au cours de laquelle il trouvera enfin un sujet qui lui semble intéressant, à la reconstitution d'une apparition de la Vierge dans son village d'origine, en passant par ses difficultés à recueillir des témoignages, ou ses soucis avec son producteur. Lorsque le réalisateur prend l'avion pour l’Égypte, il a pour but de réaliser un documentaire sur la communauté copte et sa fervente adoration de la Vierge Marie, en recueillant des témoignages de gens ayant vécu les apparitions. Le documentaire se retrouve vite détourné en fiction, lorsque Namir réalise qu'il ne pourra jamais récolter tout ce dont il a besoin pour la date fixée par son producteur. Mais il persévère, malgré les avertissements de ce dernier : il se rend dans le village familial, en pleine campagne égyptienne, sans en parler à sa mère qui lui a formellement interdit d'y aller pour filmer ses proches. L'affaire se complique lorsque son producteur lui coupe les vivres. Il demande alors à sa mère - qui confirme sa place de personnage clé du film, de le rejoindre, et de prendre en charge le budget. Ensemble, avec toute leur famille, ils vont se serrer les coudes pour boucler ce film, dans l'amour, le partage et la bonne humeur, et surtout en dépensant le moins possible. L'idée vient au réalisateur comme une illumination: il veut reconstituer une apparition de la Vierge Marie, dans le village. Mais il lui faut des acteurs. Ils sont tout trouvés : les jeunes filles du village passent un « casting » rapidement organisé, et les cousins, les oncles, les tantes, les villageois, joueront les autres personnages. Ce film à budget extrêmement serré, tourné avec les moyens du bord (ou presque) n'a bénéficié d'aucune grande publicité. Mais il s'agit pourtant bel et bien d'un bijou, un diamant brut, un film extraordinaire, encensé par la critique et primé dans de nombreux festivals. Et c'est compréhensible : ce film est captivant. On cherche parfois à comprendre la démarche de Namir, on peut parfois se demander comment sont reliées entre elles chacune des parties, mais sa beauté et sa simplicité nous rattrapent. Le sourire de la grand-mère, les colères de la mère, les instants de bonheur partagés en famille nous mettent des étoiles plein les yeux. Beaucoup trop de gens sont passés à côté de ce film : il mérite d'être vu, mais surtout, il mérite d'être apprécié, aimé, adoré.

Ma note : 16/20



2) N'ayant jamais entendu parler du film "César doit mourir", j'ai tenté de m'imaginer l'histoire uniquement à l'aide du titre. Bizarrement, j'imaginais l'histoire d'un chien. César, c'est un joli nom de chien, et puis qui sait, c'était peut-être la vie d'un chien jusqu'à son euthanasie, voilà. Alors je vous avoue, je me suis sentie assez bête lorsque j'ai compris que le film traitait du vrai César, le César de Rome, le seul et l'unique quoi. Il est tourné une fois de plus sous la forme d'un docu-fiction qui débute sur une scène qui se trouve être également l'une des scènes finales du film : la représentation de la pièce "Jules César" qui s'achève sous les applaudissements. Nous découvrons ensuite l'histoire de cette pièce, qui est en fait jouée par des prisonniers. Ce spectacle, le casting qu'ils passent pour en faire partie, les répétitions... tout cela représente pour eux la liberté. Liberté qu'ils ne connaissent plus depuis de nombreuses années, et qu'une fois la représentation finale terminée, ils ne connaîtront plus avant d'autres nombreuses années... La réussite de ce film tient dans la sincérité de ces "acteurs d'un jour". Cette expérience de liberté et de bonheur nous rend quasiment autant heureux qu'eux. Leurs visages fermés lorsqu'ils doivent reprendre le chemin de leur cellule, leur immense joie lorsqu'ils la quittent, toutes ces émotions qui ne sont pas jouées nous bouleversent. Seulement, bien que très touchant, ce film ne semble pas abouti. Toutes ces scènes de répétition, souvent longues, très longues, ne nous permettent pas de saisir le caractère de ces prisonniers, qu'on finit par très bien connaître en tant qu'acteurs, c'est indéniable, mais que nous aimerions connaître en tant qu'hommes, tout simplement.

Ma note : 14/20




3) Passons à ma plus grosse déception, "Rengaine", film pour lequel je n'ai pas mâché mes mots à peine sortie de la salle. Ma critique sera donc rapide. Pourquoi ce film, pourquoi ? On passe 1h15 (très franchement, heureusement qu'il ne dure pas plus longtemps...) à se détruire les yeux et le crâne devant des plans tournés à l'arrache, ou plutôt des plans tournés bizarrement "pour faire comme si c'était un documentaire amateur alors que pas du tout" qui mettent en scène des musulmans, des noirs chrétiens, une blonde juive, une famille de 40 frères et une soeur arabes qui se détestent tous parce que vous comprenez, même au XXIe siècle les clichés ont la dent dure : le grand frère de la famille s'oppose au mariage de la petite soeur parce que son mec est noir, déjà ça c'est pas possible, et qu'en plus de ça il est chrétien, alors là c'est un véritable vice, on peut pas tolérer ça, alors que lui il est en couple avec une juive, mais bon il ne la présentera pas à sa famille, parce que ça aussi c'est intolérable. Les musulmans avec les musulmans, les chrétiens avec les chrétiens, les juifs avec les juifs et les vaches normandes seront bien gardées ? En bref, un ramassis de bêtise, de clichés tous plus grotesques les uns que les autres, et un mal de crâne assuré. Merci à Stéphane Soo Mongo qui sauve le film grâce à son talent, son humour et sa fraîcheur et qui mérite sa nomination aux César et surtout un rôle dans un vrai grand film.

Ma note : 8/20




4) Mon coup de coeur pour Laurent Cantet s'est confirmé dès les premières minutes de "Foxfire, confessions d'un gang de filles". Je m'étais pris une claque devant "Entre les murs" et même si à priori entre les deux films, on fait un grand écart, ça a également été le cas devant "Foxfire". Les images, les couleurs, les musiques m'ont tout de suite accrochée : on rentre vite dans l'univers de ces jeunes filles en pleine rébellion et dans une certaine quête d'identité. Ce gang de filles mené par son leader, Legs, est fort attachant. Oui oui, même Goldie, l'insupportable garçon manqué tête à claque. Il est facile de s'identifier à elles, puisque, comme dans son précédent film, Laurent Cantet place les personnages au premier plan, plus que l'histoire elle-même. Ces jeunes filles se réunissent dans le but de se venger contre les hommes. Leurs aventures prennent un autre tournant quand Legs est incarcérée. En prison, elle prend conscience de bon nombre de choses concernant son comportement, et elle a une folle idée en étant libérée : vivre en communauté avec ses copines de Foxfire. Elles se rendront bien vite compte qu'elles n'avaient pas réfléchi aux conséquences, car elles seront finalement rattrapées par une certaine force individualiste... Un film intelligent, bien tourné (adaptation d'un livre que je n'ai pas lu mais qui me tente désormais beaucoup) servi par d'excellentes actrices et surtout, un génie de réalisateur.

Ma note : 18/20



5) "La Parade", ou le film que je redoutais puisque j'en connaissais le sujet (l'homosexualité), et qui sentait le film cliché à plein nez. Je n'avais pas franchement envie de voir "Rengaine" en version gay. Mais bizarrement, au bout d'une dizaine de minutes, je me suis surprise à apprécier. Il faut dire que le choix de réalisation de la première partie du film est audacieux : on découvre chaque personnage, d'abord seuls, puis on découvre les liens qu'ils ont entre eux. Peu de personnages font une apparition plus tardive, ce qui permet de tout comprendre dès le départ, bien qu'en avançant dans l'histoire, certaines relations ont tendance à devenir ambiguës. Parmi les personnages, nous trouvons donc évidemment des homosexuels, dont le rêve est d'organiser une "parade" (d'où le titre du film), l'équivalent d'une Gay Pride, dans ce pays où ils subissent chaque jour, à cause de leur "différence", des violences réellement intolérables... A côté de ça, le film nous présente un homme qui, comme bon nombre de serbes au début des années 2000, assume complètement son homophobie, et sa compagne, une blonde un peu idiote qui lui demandera pourtant d'aider ce groupe d'homosexuels à mener à bien leur projet. Le milieu du film, qui constitue la recherche de gros bras, à travers tout le pays, pour assurer la sécurité de la parade, m'a paru long et ne m'a tout simplement pas plu. Je crois même que j'ai dormi un peu à ce moment-là. Mais une fois cette partie terminée, je suis complètement revenue dans l'histoire, et une fois de plus, je ne me suis pas reconnue : je pleurais, oui oui vraiment, des petites larmes, mais j'étais vraiment bouleversée par ce combat qu'ils parviennent finalement à mener à bien, au risque d'y laisser leur vie... On a tendance à croire que tout est présenté de façon si grotesque que c'est bien trop pour être réaliste. Et pourtant non, il y a une dizaine d'années, le quotidien des homosexuels serbes ressemblait vraiment à ça. Un film bouleversant donc, que je conseille à tous.

Ma note : 17/20



6) Si j'avais écrit la critique du magnifique "Elefante Blanco" juste après être sortie de la salle, elle aurait sans aucun doute ressemblé à ça : "tout dans ce film frôle la perfection. Des paysages à la musique en passant par les cadrages et les teintes choisies. Des acteurs bouleversants. Une histoire loin de la fabulation, où rien n'est caché, et qui nous prend aux tripes. Un magnifique hommage". Mais voilà, deux jours après, j'ai pris un peu de recul, et je trouve quand même à ce film quelques petites imperfections. Tout d'abord, j'ai mis beaucoup de temps à rentrer dans l'histoire. Le prologue est très particulier, et demande une certaine attention si l'on veut pouvoir comprendre. On découvre une succession de paysages argentins, tous plus beaux les uns que les autres, mais qui nous laissent plus croire à un documentaire de National Geographic qu'à un film sur les bidonvilles. Deux solutions donc : on s'endort dès le départ, ou on s'accroche, et on se prend une claque tant les paysages dépeints au début contrastent avec la violence des affrontements du bidonville dans lequel se déroule l'action. Pour tout vous dire, pendant quelques minutes, ma fatigue l'a emporté, et je pense qu'on peut associer ça à des moments trop longs et trop peu compréhensibles. "Elefante blanco" donc, ce n'est pas le nom d'une nouvelle race d'animal, plutôt le nom donné à ce projet d'hôpital, qui devait devenir le plus grand de toute l'Argentine et qui après l'arrêt du chantier, est devenu le "bidonville de la Vierge", dans lequel sont engagés deux prêtres, Julian et Nicolas, et une assistante sociale, Luciana. Plusieurs choses m'ont bouleversée : tout d'abord, la façon dont est perçue la foi, et la vie de ces hommes qui ont choisi de suivre Dieu, qui nous est livrée ici par deux acteurs époustouflants, Jérémie Rénier et Ricardo Darin, qui, malgré les difficultés et les épreuves qui vont s'imposer à eux, poursuivent leur mission auprès des plus démunis. Puis, l'honnêteté de ce film. Rien ne nous est caché, tout est dit. On a parfois tendance à se dire que le trio engagé dans ce bidonville est inébranlable, qu'ils parviennent toujours à s'extraire des situations les plus compliquées, et que jamais la police ne viendra leur poser problème, contrairement aux miséreux dont ils ont la charge. On se dit ça, jusqu'à cette scène, d'une violence et d'une vraisemblance rares. On ne nous ment pas. L'affreuse réalité des bidonvilles est décrite ici, sans fioritures. Une véritable claque en matière de cinéma engagé. Un quasi-chef-d'oeuvre qui n'a malheureusement pas bénéficié d'une assez vaste campagne de publicité. A voir absolument.

Ma note : 18/20 





7) Pour conclure cette expérience, nous avons fait un grand écart. Nous avons quitté l'Argentine, l'Egypte, la Serbie pour revenir aux sources. La France et ses vastes champs, à perte de vue. Manuel von Stürler nous propose de faire la connaissance de Pascal et Carole, de leurs quatre chiens, de leurs trois ânes et de leurs huit-cent moutons. Nous partons avec eux pour leur transhumance hivernale. Un voyage vers l'inconnu, intriguant et déroutant. Dès la scène d'ouverture, on se pose mille et une questions. On cherche à comprendre la démarche du réalisateur. Puis les minutes s'écoulent, et l'on se retrouve sans peine embarqués dans ce documentaire original et osé. Les forts caractères de Pascal et Carole nous étonnent, nous font sourire, voire rire. Des personnages attachants qui entretiennent avec leurs bêtes une relation très particulière, qui, si on l'avait découverte dans un reportage de 30 millions d'amis, nous aurait sans doute profondément ennuyés, mais qui, dans ce cas-là, nous donnent envie d'en voir encore plus, toujours plus. Les retrouvailles des bergers avec leurs amis paysans nous amusent et nous touchent. Ils ne sont jamais seuls. Partout où ils iront, ils trouveront du réconfort. La beauté des paysages hivernaux renforce le charme de ce documentaire, et nous émerveille. Seulement, le moment fatidique arrive. Les huit-cent moutons ne sont plus huit-cent. Les plus gras sont envoyés à l'abattoir. L'éternel recommencement. Incroyable réussite que ce documentaire qui parvient à nous émouvoir, malgré un sujet si particulier. Nous commençons ce film en nous posant des questions auxquelles le film répond, bien au-delà de nos espérances. On sort de cette salle en se questionnant encore. Et si la vraie vie, c'était ça ?

Ma note : 16/20 






mercredi 13 mars 2013

The Voice, la folie des grandeurs



Si par chance vous n'avez pas : vécu dans une grotte en hibernation / décidé de visiter notre système solaire pour votre lune de miel / été vous abriter à Bugarrach dans le but d'éviter la fin du monde qui a été teeeeeellement éprouvante (rayer la mention inutile) et tout cela depuis environ un an, vous n'avez pas pu échapper au télé-crochet qui fait le plus parler de lui : The Voice. Pour les quelques malheureux qui ne connaîtraient pas, cette émission consiste à dénicher des talents (rien de nouveau sous le soleil, on est d'accord, étant donné qu'on en bouffe à la pelle depuis 13 ans avec la Star Ac, Popstars ou encore la Nouvelle Star – qui est à mes yeux le meilleur des meilleurs) mais l'énorme différence se trouve dans le titre de la première phase de sélection : les « auditions à l'aveugle ». Quatre jurés se trouvent dos tourné à la scène sur laquelle se produisent les candidats (ou plutôt les « talents », vous n'entendrez jamais le mot « candidat » dans l'émission) et appuient sur un buzzer qui fait se retourner leur siège dès lors qu'ils ont un coup de cœur pour ce « talent » et le veulent donc dans leur équipe. Pas de sélection basée sur le physique donc, uniquement l'artistique, ce qui est, disons-le, un concept plutôt innovant et intéressant...


Une campagne de publicité gigantesque et démesurée (à l'image de TF1...) avait été mise en place l'an dernier, pour la première saison de l'émission. Des panneaux publicitaires géants recouverts d'affiches annonçant la date de la première, des spots télévisés qui passaient en boucle, et on en bouffait même à la radio... Curieuse comme je suis, il m'était impossible de résister. Et puis retrouver Nikos Aliagas à la présentation d'un télé-crochet me faisait rêver, je l'avoue. 25 février 2012, je m'installe donc devant mon PC (oui, souvenez-vous que je n'ai pas la télé...) et me voilà partie à la découverte de « l'émission que tout le monde attend ». Le concept me plaît énormément, et quel bonheur d'entendre une émission où TOUT LE MONDE chante bien, même les recalés ! Je me sens chez moi, au pays des Bisounours : les jurés ne font que des compliments, même lorsqu'ils ne se sont pas retournés, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil... Tout est parfaitement maîtrisé, le spectacle est incroyablement ficelé, aucun faux pas. Les talents s'enchaînent et certains se démarquent plus que d'autres : souvenez-vous par exemple d'Al.Hy et de son interprétation magistrale de « What's up ? » qui semblera mettre tout le monde d'accord : on la tient, « The Voice » ! Preuve qu'il ne faut pas se fier aux « on dit », Al.Hy finira à la troisième place !



Petite parenthèse personnelle : même s'il n'a pas été mon coup de cœur des auditions à l'aveugle (j'avais même trouvé son interprétation de « Video Games » totalement inintéressante – ce qui a bien changé aujourd'hui) je suis devenue réellement « fan » (quel mot affreux) d'un certain Louis Delort, que vous connaissez certainement même si vous n'avez pas suivi l'émission, puisque c'est le talent de cette saison 1 qui fait le plus parler de lui aujourd'hui : après avoir terminé à la deuxième place, devant Al.Hy et derrière Stéphan Rizon, comme il le souhaitait dit-il souvent, il a intégré la troupe de la comédie musicale du duo Dove Attia/Albert Cohen, « 1789, les Amants de la Bastille » dans laquelle il a écopé du premier rôle, Ronan, le fameux « Amant de la Bastille ». Il se produit régulièrement sur des plateaux télévisés, dans le cadre de la promo du spectacle, ou simplement invité par certains artistes avec qui il partage de jolis moments musicaux, comme ce duo avec Jenifer sur « Time after time » sur le plateau de Champs-Élysées ou encore ce trio avec Patricia Kaas et Nolwenn Leroy en hommage à Piaf... Il prépare son premier album avec son groupe, The Sheperds, dont le premier EP sorti avant The Voice est disponible ici. Je ne peux que vous conseiller de le suivre si ce n'est pas déjà le cas, puisque vous risquez d'entendre très souvent parler de lui dans les mois à venir...



Cette année, puisque le concept est désormais bien connu et que l'effet de surprise n'existe plus, la production a mis les bouchées doubles dans le but de renouveler l'exploit réalisé l'année passée et une fois de plus battre des records d'audience : chaque équipe comptera quatre membres de plus (16 contre 12 l'an dernier) et certaines règles ont été modifiées. La phase qui suit les auditions à l'aveugle, les « battles », consiste à créer dans chaque équipe des « duels » dont le perdant est éliminé sur le champ, le gagnant étant envoyé sur les lives. MAIS, cette année, si les coachs estiment que le talent éliminé mérite de continuer l'aventure, ils peuvent effectuer un « vol de talent », chaque coach pouvant utiliser ce joker deux fois au maximum. En bref, tout est fait pour faire durer l'émission le plus longtemps possible. 64 talents s'affronteront lors des battles : comment se souvenir de tout le monde ? Tous sont extrêmement talentueux, certes, mais peu d'entre eux ont déjà réussi à tirer leur épingle du jeu dès la phase de sélection. D'après Twitter, seuls trois ont réellement fait l'unanimité : Olympe, Anthony Touma et Emmanuel Djob, qui tous les trois ont su convaincre les quatre coachs au bout de quelques secondes... Ils ont fait le buzz sur Internet pendant leur passage et continuent encore à faire parler d'eux chaque samedi soir.


D'autres talents ont fait parler d'eux pour avoir été sélectionnés alors qu'ils ne le « méritaient pas », prenons le cas de Lord Bitum ou Josephina, et d'autres encore parce qu'ils n'ont pas été pris alors qu'ils le méritaient amplement : regardez les prestations de Roméo ou Tristan entre autres... Cette année, « The Voice » semble s'être transformé en pôle emploi des chanteurs de comédies musicales ou des recalés d'autres télé-crochets : Loïs (La France a un Incroyable Talent), Victoria (Le Roi Soleil), Florent Torres (Dracula), Jo Soul (Nouvelle Star 1)... On ne compte plus les têtes connues qui se présentent aux sélections, ni même les fils ou filles de... Pour une autre raison encore, une candidate a animé Twitter lors de son passage et suscité une certaine polémique. Si vous avez suivi la saison 1, vous vous souvenez certainement de Ludivine, talent de l'équipe Garou, éliminée lors des battles. Cette année, la production l'a rappelée pour lui redonner sa chance. La toile hurle au scandale : si elle y a droit, pourquoi pas les autres ?



Vous l'aurez compris, la machine est bien huilée, et la production de The Voice a une fois de plus gagné la partie : avec en moyenne 8 à 9 millions de téléspectateurs chaque samedi soir, elle est la reine incontestable et incontestée des télé-crochets musicaux. Mais tout cela n'est-il pas totalement démesuré ? Avant même le lancement de l'émission, les dates de la tournée avaient déjà été programmées, dont une à Bercy... Bercy, ou le lieu de la consécration pour bon nombre d'artistes, et on va laisser ces jeunes talents s'y produire sans avoir réellement fait leurs preuves dans le métier ? TF1 a la folie des grandeurs, et à mon grand désespoir, cette émission que j'aimais tant l'an dernier se transforme peu à peu en un gigantesque spectacle purement commercial... 




Qu'adviendra-t-il de la trentaine de talents éliminés aux battles ? Ils seront trop nombreux pour que l'on se souvienne d'eux... Alors, l'émission phare de TF1 continuera-t-elle de s'élever jusqu'à atteindre des sommets encore plus hauts, toujours plus hauts ? Suite de la réponse dans quelques semaines, une fois les battles terminées...



Pour conclure sur une note positive, je vous conseille malgré tout de suivre cette émission car, de nos jours, trouver une émission dans laquelle se produisent des talents de tous les univers et de toutes les générations est quelque chose d'extrêmement rare, et il n'y a certainement que The Voice qui puisse satisfaire tout le monde sur ce point-là...



LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...